Lupin d'hiver

 

20 & 25  Septembre  Labour
 Puis Semis en combiné avec cultimix
suivi Désherbage
  
  
 
  
 
15 Mars   Apport Engrais P.K
  Stade au 28 mars 2006
Stade au 22 mars 2007

 

04 mai 06    12 avril 07*

12 avril 07 

Début mai :Après la floraison de la tige centrale, les ramifications fleurissent à leur tours

15 mai 2007 Remplissage des gousses sur la tige principale

  stade au 30 mai 2006

  stade au 08 juin 2007

stade au 18 juin 2007

stade au 14 juillet 2006

Graine entière et aplatis 

Le cycle relativement long du lupin limite sa culture aux régions à printemps et étés suffisamment chauds, mais pas trop secs.
Le sol doit être sans calcaire actif (CaCO3 total < 2.5 %). Il est préférable de choisir des parcelles saines se drainant bien et exemptes de dicotylédones vivaces (rumex, chardons, liserons).
La plupart des cultures concernent des semis de printemps.

 

 

 

 

Le travail du sol doit permettre d'obtenir un sol aéré permettant un bon enracinement du pivot. Un lit de semences doit être légèrement motteux pour limiter les risques de battance mais pas trop, pour avoir une bonne efficacité des herbicides de postsemis prélevée.
En sol de limon battant, il est conseillé de labourer juste avant le semis.

 

 

L'objectif est de semer le plus tôt possible dans un sol ressuyé à partir de début février. Dans la zone de culture conseillée, si les semences sont correctement enterrées, les risques de grand froid à partir de cette date ne sont plus significatifs. Les essais conduits par l'Arvalis-Institut du Végétal-UNIP dans l'Ouest ont montré qu'on perdait en moyenne 3 q/ha tous les 10 jours de retard entre le 15 février et le 10 avril.

Périodes de semis préconisées :

• Sud-Ouest (Midi-Pyrénées, Aquitaine…) et bordure maritime du centre Ouest :
à partir du 20 janvier, au plus tard fin février-début mars ;

• Poitou, Pays-de-Loire, Sud Bretagne :
à partir du 5 - 10 février et au plus tard au 10 - 15 mars 

• Centre et Centre Est :
à partir du 15 - 20 février et au plus tard au 20 - 25 mars.

Les variétés précoces doivent être préférées dans les secteurs les plus tardifs. En semis très précoces (fin janvier-début février), préférer les variétés dont le potentiel de croissance est plus important que celui des variétés précoces.

 

 

L'objectif est de semer le plus tôt possible dans un sol ressuyé à partir de début février. Dans la zone de culture conseillée, si les semences sont correctement enterrées, les risques de grand froid à partir de cette date ne sont plus significatifs. Les essais conduits par ARVALIS Institut du végétal-UNIP dans l'Ouest ont montré qu'on perdait en moyenne 3 q/ha tous les 10 jours de retard entre le 15 février et le 10 avril.

Périodes de semis préconisées :

• Sud-Ouest (Midi-Pyrénées, Aquitaine…) et bordure maritime du centre Ouest :
à partir du 20 janvier, au plus tard fin février-début mars ;

• Poitou, Pays-de-Loire, Sud Bretagne :
à partir du 5 - 10 février et au plus tard au 10 - 15 mars ;

• Centre et Centre Est :
à partir du 15 - 20 février et au plus tard au 20 - 25 mars.

Les variétés précoces doivent être préférées dans les secteurs les plus tardifs. En semis très précoces (fin janvier-début février), préférer les variétés dont le potentiel de croissance est plus important que celui des variétés précoces.

La profondeur du semis doit être de 3 à 4 cm seulement, quel que soit le type de semoir.
Avec un semoir à céréales, il faut être encore plus vigilant sur la vitesse de semis pour ne pas avoir de graines en surface ou trop profondes.

 

 

 

 

Les ravageurs :
Ils présentent peu de risques : pour les limaces, les taupins et les larves de tipules, les techniques de lutte sont les mêmes que les céréales à paille ou le maïs. Les pucerons présentent peu de danger et seulement une importante population de punaises peut nécessiter un traitement.

Les maladies :
L'anthracnose est peu fréquente et les symptômes apparaissent dès la levée (chancre rose). Le traitement reçu par les semences certifiées constitue la meilleure protection contre cette maladie. 

La rouille est plus fréquente, surtout dans le sud, mais ses dégâts sont très variables. Plus elle apparaît tôt, plus elle risque de compromettre le rendement. Un traitement est recommandé dès l'apparition des premières pustules. 

Le botrytis est assez rare et doit être surveillé en cas de couvert végétal dense et de précipitations fréquentes, ou en conditions irriguées, à la chute des premières pétales

 

 

Compte tenu de la sensibilité de cette culture aux adventices et du peu de produits utilisables, le désherbage est souvent le principal souci des producteurs de lupin. Du fait de la quasi-absence de possibilités de traitements en postlevée, il est impératif de réaliser un traitement de postsemis prélevée. Les solutions chimiques sont rares.

Lorsque c'est possible, le binage est aussi une technique de désherbage. En revanche, le lupin supporte mal la herse étrille, sauf à un stade très jeune.

 

 

Comme les autres protéagineux, le lupin n'a pas besoin d'azote minéral. Éviter les gros apports de fumier ou de lisier l'année du semis.
Le lupin a une forte capacité à extraire le phosphore du sol. 30 à 40 unités de P2O5 et 40 à 80 unités de K2O suffisent à compenser les exportations.

 

 

Le lupin de printemps valorise bien des apports d'eau pendant la phase de formation des graines et leur remplissage. Afin d'éviter tout risque de croissance excessive, il est conseillé d'attendre au moins que le premier étage soit en fleur pour déclencher le premier apport d'eau. En cas de déficit hydrique, l'eau apportée sera bien valorisée jusqu'au stade de 15 jours après la fin floraison du 3ème étage. 

Le nombre d'apports d'eau se situera entre 1 et 3.

 

 

La récolte se réalise à partir de la mi-août pour le lupin de printemps, quand les graines sont à 14-15 % d'humidité.
En cas de grande sécheresse (teneur en eau inférieure à 10 %), battre plutôt le matin pour éviter l'éclatement des gousses au contact des rabatteurs.

Le rendement du lupin de printemps varie surtout en fonction de la pluviométrie de juin-juillet et de la réserve en eau des sols.
Un objectif de 40 q/ha est possible, à condition de semer tôt, en bonnes conditions. En cas de printemps sec, le niveau de rendement peut tomber à 25 q/ha ; en situation plus favorable, il peut atteindre 45 à 50 q/ha.

 

 

Les normes de qualité :
Elles sont de 14 % pour l'humidité et de 2 % pour les impuretés.
Pour l'humidité, des réfactions sont applicables à partir de 15 % et la marchandise est refusable au-delà de 16 %. 

Toutes les variétés de lupin blanc cultivées en France sont douces.
Un taux élevé de grains amers provoque des refus de la part des animaux. La norme réglementaire fixe un seuil maxi à 5 %, et la quasi totalité des lots analysés ces dernières années ont relevé des taux inférieurs à 1 %. 

L'utilisation de semences certifiées, dont la norme de certification impose moins de 3 % de grains amers, permet d'atteindre facilement cet objectif. 

 

 

 

La composition de la graine de lupin est plus proche de celle de la graine de soja que de celle du pois ou de la féverole. Riche en protéines et exempte d'amidon, elle contient toutefois moins d'huile que le soja et est indemne de facteurs antitrypsiques, ce qui permet de l'utiliser directement dans l'alimentation des animaux.
La graine de lupin est riche en MAT, mais pauvre en amidon. L'azote est en grande partie sous forme soluble. La teneur en phosphore et en calcium est satisfaisante. 

 

 

 

La graine de lupin est caractérisée par une valeur énergétique élevée et une bonne valeur azotée. Le rapport entre ces deux valeurs permet l'utilisation du lupin seul, comme concentré de production. 

Sa valeur azotée en fait également un complémentaire avantageux de l'ensilage de maïs. Il n'y a pas de limite à l'utilisation du lupin : l'ingestion peut être élevée sans problème d'appétence ou d'ordre sanitaire.

 

 

Vaches laitières :
Le lupin peut complémenter en azote l'ensilage de maïs et être utilisé comme concentré de production associé à du blé. L'apport peut atteindre sans problème jusqu'à 5 à 6 kg par jour et par vache. 

Des suivis d'élevages laitiers et des essais en stations ont permis de vérifier que la valeur nutritive proposée assure bien les besoins des animaux : le pic de production et la persistance sont maintenus, comparativement à des concentrés classiques. Concernant les taux, les résultats d'essais indiquent une tendance à l'accroissement du taux butyreux et à la réduction du taux protéique, par rapport au concentré à base de tourteau de soja.

Pour les vaches laitières, le lupin peut être consommé sous forme entière ; mais pour assurer une valorisation satisfaisante, il est recommandé de le broyer grossièrement ou de l'aplatir.

 

Jeunes bovins engraissés :
La valeur énergétique de la graine de lupin correspond bien aux besoins pour l'engraissement. Sa valeur azotée est adaptée à la complémentation de l'ensilage de maïs destiné aux jeunes bovins : le lupin peut remplacer le tourteau de soja. 

La quantité distribuée varie de 1,2 kg à 2 kg par jour selon le type d'animal - broutard ou laitier – et son poids vif. 

Le lupin est bien accepté : aucun trouble digestif ni ennui sanitaire n'ont été observés. La forme, que ce soit entière ou broyée, ne modifie ni le comportement alimentaire des animaux, ni leurs performances de croissance.

 

 

 

 

 

Site internet Gaec de la Garde