Itinéraire Technique de la culture du Maïs

Février/Mars Épandage de Fumier de Bovins 30 tonnes par Hectare
ou de Purin sur une parcelle de 6 ha soit 35 m3/ha environ chaque année.

 

Février/Mars Labour  

15/20 Avril Reprise des Labours avec Herse plate ou Cultimix

25 Avril Semis Engrais Azoté Urée 46 %

 

25/ 1° Mai Herse Rotative combiné 

 
25/ 1° Mai Semis Maïs + Fumure starter 18-46-00 :90 kg/Ha + insecticides microgranulés dans la sillon (7 kg/Ha) suivant les années et la réglementations en vigueur.

Post-semis Désherbage
Stade 2/3 Feuilles

Surveillance et Protection si nécessaire contre les limaces
 
Stade 3/4 feuilles
 maïs à 6 - 7 feuilles 

détail du système racinaire
20 juin Stade 13 feuilles "ils se donnent la main"
Stade 13 feuilles

10 Juillet Floraison male panicule
Floraison femelle épi

Stade grain pateux

Septembre Récolte Ensilage

 
ou mi-Octobre Récolte en Grain

 
      
 
 

La Marge Brute 2000 La Marge Brute 2002

 

 

En savoir plus sur le maïs (source Quid)
Maïs
Origine

De mahiz, nom donné dans les caraïbe avant l'arrivée des Européens. 5000 avant J.-C. : hauts plateaux du Mexique, d'Amérique Centrale et du Sud.

1492 : Christophe Colomb rapporte des grains en Europe. Cultivé en France fin du XVe S. 1532 : Herbier de Jérome Bock, plus vieux texte se rapportant au maïs. 1536 : 1er mention irréfutable en France par le botaniste Jean Ruel.

1934 : création de l'Association Générale des Producteurs de Maïs

1938 : 322 000 ha (580 000 t, 18 q/ha)

1957 : INRA 200, 1er hybride précoce français

1958 : INRA 258, hybride précoce à la base du développement du maïs en France et en Europe ; les triazines permettent désherbage chimique du maïs.

 Aspect

 Graminée, tribu des Maydae, la plante la plus proche est la téosinte au Mexique. Tige généralement unique (1,80 m à 2 m, parfois 4 m) portant de 12 à 20 feuilles (4 à 10 cm de large), fleurs mâles et femelles non bisexuées, un seul épi situé à l'aisselle des feuilles (compact) par plante (mais elle peut en 2 à 6 à faible peuplement) portant 8 à 28 rangées de grains. Le maïs actuel ne peut survivre sans l'homme. Il ne possède pas, à l'inverse de la téosinte et du tripsacum, d'organe de résistance ni de mécanisme de dissémination de ses graines.

Croissance

fin avril à mi-octobre .

Levée : 10 à 20 jours après le semis,

développement des feuilles : env. 1 mois,

Allongement de la plante : 6 semaines.

Maturation du grains : 2 mois

Besoins en chaleur, lumière et eau

semis en France 10 avril - 10 mai. Peuplement / Ha : maïs grain, 70 000 à 110 000 pieds ; maïs ensilage, 80 000 à 130 000 pieds.

Rendement

Pour un semis de 100 000 grains/ha : en moyenne à la récolte de 85 000 à 90 000 épis. En quintaux /ha : USA (1992) 82,5 (record 232), France 79,5 (record 180)

Récolte A l'automne,

Maïs grain

En épi 15 à 20 % des surfaces, en grains 80 à 85 %.

Conservation : - En épi à des humidités initiales du grain variant selon les régions et les années de 30 à 35 % et séchés naturellement en cribs. - En grains séchés artificiellement, immédiatement après la récolte.

Maïs ensilage

La plante entière est ensilée pour l'alimentation du bétail. Elle constitue une excellente source d'énergie (enrichie en protéines par du soja, lupin, urée)

Maïs doux

Apparu en France en 1967. Récolté en été et automne, il est surgelé ou appertisé (mis en conserve) dans les 6 heures après la récolte. 1984 : 6 500 ha. 1992 : 20 000 (USA 270 000).

Variétés

Couleur des grains : jaune (99 % en France), blanc, Violet, noir.

Maïs denté (indentata type de maïs américain) : contient une amande farineuse et un peu d'amande cornée ou vitreuse à la périphérie sauf à l'extrémité. A maturité, la partie farineuse se rétracte, ce qui provoque à cet endroit une dépression en dent de cheval, d'ou le nom.

Grains cornés (indurata cultivés en Argentine et en Afrique du Sud) : contiennent surtout de l'amande vitreuse qui constitue à leur périphérie une coque épaisse et indéformable. A maturité, leur aspect ne se modifie pas. Seule l'amande farineuse du centre se crevasse.

Grains cornés-dentés : croisement des deux types. Caractéristiques intermédiaires ; bien adaptés à l'Europe.

Maïs sucrés ou maïs doux (saccharata) : ont perdus la faculté de synthèse de l'amidon, leurs réserves sont constituées par les sucres ; consommés en frais, surgelés ou appertisés comme légumes.

Maïs à éclater (pop corn : everta) : maïs corné à petits grains pointus éclatant à la chaleur.

Utilisation

Alimentation animale : Ensilage de la plante entière : ration énergétique de base pour vaches laitières et bovins à l'engraissement. Grain humide broyé ensilé seul ou avec la rafle : aliment pour porcs. Grain sec : aliment énergétique pour volailles (oeufs, poulets fermiers jaunes) et porcs ( jambon de Bayonne).

Industrie : Tiges : pâte à papier, soie artificielle. Rafles : furfurol, combustible, abrasifs, support produits pharmaceutiques, revêtements de sol, humus, panneaux ligneux. Grains : amidonnerie (le maïs est la céréale qui fournit le plus d'amidon ; 100 kg donnent 62 à 63 kg d'amidon, 20 kg de drèches, 5 kg de gluten, 3 l d'huile brute et 4 kg de tourteaux de germes). Produits dérivés : antibiotiques, alimentation du bétail, protéines, vernis, textures artificiels, disques ; b. brute pour fonderie et savonnerie, pharmacie ; huile de table, tourteaux, margarine ( après raffinage) ; colles, produits pour brasserie, confiserie, biscuiterie, pâtisserie, charcuterie, potages, sauces, entremets, alim pour enfants, apprêts pour textiles, tannerie. Semoulerie : farines, semoules (corn-flake obtenus à partir de semoule grossières aromatisées au malt, sucre, etc. et passées après une 1er cuisson, dans des compresseurs cylindriques et transformées en flocons puis grillées ; gritz ( semoules grossières pouvant entrer jusqu'à 25 % des matières 1res dans la composition de la bière, fournissent plus d'alcool que le malt et améliorent la qualité de la bière en raison de leur plus faible teneur en matières azotées et assurent une meilleure conservation)), huile de germe, son et sous produits (alim de bétail). Distillerie : whisky, gin, bourbon. Ethanol : alcool obtenu par fermentation de l'amidon de maïs. 1 t de maïs donne 370 l d'éthanol. Peut être utilisé en mélange dans l'essence.

 

 

 

Maïs et Environnement (source horizons N°127 )

La culture du maïs subit souvent de plein fouet les critiques lorsque l'on parle environnement, de gestion de l'eau, d'utilisation de produits phytosanitaires et dernièrement d'OGM.

Pourtant, depuis l'arrivée des premiers hybrides dans les années 50, les agriculteurs aidés par leurs organismes économiques et consulaires, les instituts, les sociétés phytosanitaires, semencières et de matériel agricole, n'ont cessé de faire évoluer les techniques pour concilier autour de cette culture : rentabilité économique et respect de l'environnement.

La protection phytosanitaires du maïs : 8 fois moins de matières actives par hectare

Les herbicides

Jusque dans les années 80, l'atrazine était le principal désherbant du maïs. Sa dose d'utilisation était de l'ordre de 2000 à 2500 g/ha puis à 500 g/ha fin des années 90. Actuellement, il n'est plus autorisé en France.

Les insecticides

Avant l'arrivée des micro granulés, le Lindane était l'insecticide le plus utilisé. Il était appliqué sur toute la surface du sol à raison de 2400 g/ha. Depuis, ce produit a été retiré de la vente.

Aujourd'hui, une protection contre les insectes du sol en traitement de semence peut être assuré avec 120 g de matière active/ha, soit avec 20 fois moins de produit qu'il y a 20 ans !

Rappelons que la lutte contre la pyrale est maintenant possible avec des moyens entièrement biologiques, les Trichogrammes. Cette méthode représente actuellement 25 % des maïs traités dans l'Ain.

Une nouvelle génération de produits

Si la dose de matière active est un élément à prendre en compte, il est également nécessaire d'y associer sa toxicité. Cette toxicité est mesurée en laboratoire avant toute homologation de produit. Plusieurs critères en déterminent le niveau :

La DL 50 : dose létale 50, dose d'une substance provoquant la mort de 50 % d'un lot d'animaux d'expérience. Se mesure en mg/kg.

La DJA : dose journalière acceptable, quantité de produit pouvant être quotidiennement absorbé au cours d'une vie d'homme sans manifestations d'effets secondaires. Se mesure e mg/kg/jour.

Plus la DL 50 et la DJA sont élevées plus le produit s'inscrit dans la nouvelle génération de produits phytosanitaires.

Exemple.

- Lindane (produit insecticide aujourd'hui retiré de la vente)

 

- Imidachlopride ( produit insecticide utilisé dans le traitement de semences)

 

Les nitrates : maîtrise et raisonnement

Les connaissances actuelles permettent de caler au mieux la fertilisation azotée du maïs.

Les besoins sont connus précisément : 1,9 à 2,1 u/q selon le potentiel de rendement.

Les apports sont calculés en fonction d'un bilan :

Besoins - fournitures du sol = apports

Une technique, telle la ferti-irrigation, permet de caler précisément la dose apportée selon le potentiel de rendement.

En sols filtrants, l'ammoniaque est largement utilisée ; cette forme d'azote n'est pas lessivable (contrairement à la forme uréïque) avant sa transformation en nitrate, forme assimilable par la plante.

L'eau : le maïs n'est pas le plus gros consommateur

Département de l'Ain (source agence de l'eau RMC 95)

 

 

Total des consommations en eau 134 950 000 m3

Irrigation

14 %

Industrie

20 %

EDF

23 %

Alimentation eau potable

43 %

La consommation totale en eau ne représente que 2,5% des ressources.

 

Le saviez-vous ?

Le maïs, véritable usine dépolluante.

A lire également : Le maïs : une grande culture durable source UFS (Union Française des Semenciers)

 

Site internet Gaec de la Garde